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FAQ

Qu'est-ce qu'un conservatoire d'espaces naturels ?  

Quels sont les axes de travail des conservatoires en RhĂ´ne-Alpes ? 

Comment est administrĂ© le CREN RhĂ´ne-Alpes ? 

Comment est financĂ©e l'action du CREN RhĂ´ne-Alpes ?  

Pourquoi gĂ©rer des sites naturels ?  

Qu'est-ce que la gestion d'un site naturel ?  

Qu’est-ce qu’un conservatoire d’espaces naturels ?

Les conservatoires d’espaces naturels (CEN) sont des associations Ă  but non lucratif. EngagĂ©s mais non militants, ils Ĺ“uvrent pour la prĂ©servation du patrimoine naturel et paysager. Leur action est fondĂ©e sur la maĂ®trise foncière et d’usage. Elle s’appuie sur une approche concertĂ©e, au plus près des enjeux environnementaux, sociaux et Ă©conomiques des territoires.

Leurs interventions s’articulent autour de quatre fondements : la connaissance, la protection, la gestion et la valorisation. Leur atout : pouvoir conventionner avec l’ensemble des acteurs concernĂ©s pour assurer la mise en place de pratiques de gestion durable des territoires et afin que la biodiversitĂ© soit prĂ©servĂ©e et prise en compte. A ce titre, les CEN sont des acteurs du dĂ©veloppement des territoires et de la mise en Ĺ“uvre des politiques publiques environnementales.


A l’échelle nationale

Les 29 conservatoires rĂ©gionaux et dĂ©partementaux sont regroupĂ©s en rĂ©seau au sein de leur fĂ©dĂ©ration nationale (FCEN). Ils rassemblent actuellement près de 560 salariĂ©s, près de 1 775 bĂ©nĂ©voles actifs et 8 500 adhĂ©rents. En 2009, les CEN intervenaient dans la gestion de 116 000 hectares rĂ©partis sur 2054 sites. Ils sont le principal acteur privĂ© de la mise en Ĺ“uvre de Natura 2000 en France et ont dĂ©veloppĂ© des partenariats privilĂ©giĂ©s avec les principaux autres gestionnaires de milieux naturels en France. A noter que plus de 900 agriculteurs s’impliquent aux cĂ´tĂ©s des conservatoires.

Investi depuis longtemps dans la crĂ©ation de corridors Ă©cologiques, le rĂ©seau des CEN contribue Ă  la gestion durable d’un rĂ©seau de sites naturels, cohĂ©rent et fonctionnel sur le territoire, y compris Outre-mer. Il participe ainsi Ă  la crĂ©ation d’une trame verte et bleue, souhaitĂ©e par les acteurs du  Grenelle de l’environnement.

 

Quels sont les axes de travail des conservatoires en RhĂ´ne-Alpes ?

Nés d’une volonté collective de préserver la biodiversité de la région, les quatre conservatoires d’espaces naturels de Rhône-Alpes ont déployé depuis plus de vingt ans des compétences spécifiques, à l’interface entre les ambitions des associations de protection de la nature, l’expérience des organismes professionnels et les volontés politiques des institutions.

Engagés dans une réflexion commune, les conservatoires ont engagé en 2005-2006 un nouveau projet stratégique basé sur la complémentarité entre trois grands domaines d’action.

 

La gestion innovante d’espaces naturels à enjeux

En effet, leur cœur de métier, perfectionné au fil des ans, s’appuie sur la maîtrise d’usage de terrains à forte valeur écologique et la mise en œuvre d’une gestion, réfléchie et concertée, adaptée aux enjeux en présence.

 

L’aide aux démarches de développement durable des territoires

Il s’agit de l’aide aux collectivités territoriales pour favoriser l’émergence de projets locaux de préservation et la cohérence des politiques publiques en faveur de la biodiversité.

 

La valorisation des savoir-faire au sein d’un réseau rhônalpin

C’est le transfert de la technicité, l’échange de compétences et la mise en place de méthodologies communes pour permettre aux autres forces en présence, aux nouveaux gestionnaires, de relayer cette mission et de profiter du savoir-faire acquis.

 

Forts de ces trois axes de travail, les conservatoires cherchent à déployer de nouvelles initiatives, à structurer des méthodes scientifiques et à travailler en réseau.

 

Comment est administrĂ© le CREN RhĂ´ne-Alpes ?

Le conservatoire est dirigĂ© par un conseil d’administration collĂ©gial composĂ© :

  • des reprĂ©sentants des collectivitĂ©s territoriales ;
  • des organismes qualifiĂ©s, professionnels ;
  • des adhĂ©rents individuels ;
  • les conservatoires dĂ©partementaux de RhĂ´ne-Alpes.

Le conseil d’administration se réunit environ quatre fois par an.

Les organismes qualifiés

CORA   ChagriRA   union_regionale_peche   FRCRA

   CBNA   CBNMcONFfrapna

et les Parcs naturels régionaux représentés ainsi que les réserves naturelles de Rhône-Alpes


Les adhérents individuels

  • Centre rĂ©gional de la propriĂ©tĂ© forestière avec Jean Morel
  • Daniel Grand
  • Raymond Gruffaz
  • Jean-Yves Chetaille
  • Albert-Louis Roux
  • Claude Amoros

 

Collège des collectivités territoriales

CG07CG26CG38

cg42CG69CG73

 

Les conservatoires départementaux

astersAvenirCPNS


Invités permanents

DrealRhoneAlpesPNRArdeche DRAAF CG01Cg74

RegionRA

 
  • Monsieur Robert OHAYON, commissaire aux comptes
  • Le directeur et les dĂ©lĂ©guĂ©s du personnel du CREN.

Comment est financĂ©e l’action du CREN RhĂ´ne-Alpes ?

Le budget du conservatoire Rhône-Alpes des espaces naturels est alimenté par des subventions et des financements publics.

Ainsi, plusieurs partenaires soutiennent les actions du CREN Ă  travers un programme d’actions annuel : 

Europe MEEDDM AgenceRMCRegionRACG01

CG26cg42CG69GLyon   

 


D’autres partenaires soutiennent certaines de ses actions de manière ponctuelle : 

AgenceLoire-BretagneCG07CG38ARMEEDETERRE

SMMMPNRArdechePNRPilatPNRLF edf

 CNRCOVED SIBELCO

Ainsi que plusieurs communes et structures intercommunales.

 

 

Pourquoi gĂ©rer des sites naturels ?

Des tourbières aux coteaux secs, des landes montagnardes aux grands marais de plaine, des dunes continentales aux affleurements rocheux, un large éventail de milieux naturels nous permet encore de disposer de milliers d'espèces animales et végétales. Toutes ces espèces ont un rôle dans l'équilibre biologique dans lequel nous vivons et certaines sont directement utiles à la collectivité à travers l'industrie pharmaceutique, l'agriculture, la sélection horticole.

 

Parmi cette diversité biologique, de nombreuses espèces se sont réfugiées dans des zones régulièrement entretenues par l'agriculture, dans les zones les plus humides ou les plus sèches. Or, l'évolution de notre société, notamment des pratiques agricoles, tend à délaisser ces secteurs peu exploitables. Alors, naturellement, des coteaux calcaires vont s'embroussailler, des tourbières vont s'assécher, menaçant de disparition des espèces animales et végétales sensibles.

La gestion conservatoire consiste à assurer les travaux nécessaires pour que ces milieux naturels restent propices aux espèces les plus menacées. Elle s'appuie sur une réflexion scientifique préalable pour comprendre comment fonctionne ce milieu naturel et sur un savoir-faire spécifique.

 

Qu’est-ce que la gestion d’un site naturel ?

La gestion conservatoire des espaces naturels se construit autour de plusieurs phases de travail complémentaires.

Connaître le patrimoine

La connaissance scientifique constitue un préalable à la préservation de notre patrimoine naturel. C'est au travers d'inventaires des richesses naturelles et de recherches approfondies sur le fonctionnement du site que se dessinent les priorités d'actions et le choix des outils de gestion appropriés.

Engager le dialogue et la concertation

Avant d’appliquer des programmes de préservation d'un site, le dialogue s'impose et les orientations définies sont le fruit d'une importante concertation avec les acteurs locaux. Elus, associations d'usagers, représentants administratifs, sont réunis dans un comité de pilotage qui suivra chaque phase de travail et sera écouté.

Assurer une maîtrise de l'usage des terrains

L'action conservatoire appuie sa démarche sur la maîtrise foncière (acquisition des parcelles) et la maîtrise d'usage (contractualisation avec le propriétaire) afin de pérenniser l'investissement réalisé sur chaque site. Le CREN Rhône-Alpes a jusqu'à présent privilégié l'aspect contractuel (convention de gestion) par rapport à l'acquisition foncière, avec une proportion de 3 pour 1.

Le plan de gestion

Elément de référence pour le conservatoire mais aussi pour les acteurs associés au projet, le plan de gestion identifie les principaux enjeux écologiques du site et les menaces qui pèsent sur leur maintien. Il détermine sur une période de cinq ans les objectifs à atteindre, les travaux et le suivi scientifique à mettre en œuvre. Il est soumis à l'approbation du comité de pilotage local.

Restaurer puis entretenir les milieux naturels

Sur la base du plan de gestion, sont conduits des travaux de restauration (remise en état du site) et d'entretien régulier de la végétation (par la fauche, le broyage, le pâturage extensif, ...). Ces travaux sont souvent confiés à des agriculteurs locaux ou réalisés dans le cadre de chantiers écoles et de coopération avec des structures de réinsertion. Dans certains cas, aucune intervention mécanique n'est jugée nécessaire et l'intervention du conservatoire se traduit simplement par une surveillance scientifique.

Evaluer l'impact de la gestion

Un suivi scientifique est mis en place avant l'engagement des travaux et se poursuit pendant plusieurs années. Il vise à contrôler l'efficacité des moyens de gestion et vérifier si les objectifs préconisés dans le plan de gestion sont atteints. Ainsi, après cinq ans de fonctionnement, l'analyse de ce suivi scientifique constitue la base d'une révision complète du plan de gestion.

Faire comprendre l’action conservatoire

Des panneaux d'information disposés sur les sites qui s'y prêtent mais aussi diverses éditions contribuent à faire connaître l'action conservatoire auprès du public. Localement, l'information permet une meilleure appropriation du projet par les riverains et usagers.