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Illustrations

Espèces et travaux présents sur le site. (Cliquez pour agrandir)

Le marais des Bidonnes

Aux confins de la région Rhône-Alpes, le marais des Bidonnes est l'un des sites les plus anciens sur lequel intervient le Conservatoire (plus de 10 ans). Il constitue le plus grand marais parmi les zones humides traversées par la Versoix, une rivière du bassin lémanique délimitant la frontière franco-suisse. D'ailleurs, le CREN intervient au-delà des limites administratives de la région et met les pieds en Suisse pour la gestion de ce site ! Le réseau Natura 2000 passe également par le marais des Bidonnes.

L'intérêt du site

Bien connu des botanistes, le marais des Bidonnes est désormais très surveillé pour ses populations de papillons. A ce jour trois espèces de zones humides, protégées par la loi et dont les effectifs sont de plus en plus menacés en Europe, y sont dénombrées. Sur seulement deux sites en Rhône-Alpes se concentrent autant de paires d'ailes azurées et fragiles, qui mettent en scène un cycle biologique complexe et délicat. La chenille éclot sur une plante bien particulière et est ensuite prise en charge par des fourmis pour passer l'hiver dans leur tanière.

A cela viennent s'ajouter huit plantes précieuses, caractéristiques des zones de marais, dont le très rare et très discret liparis de Loisel. Après plusieurs décennies d'abandon, la gestion instaurée en 1994 a permis d'enrayer la dynamique naturelle de la végétation qui tendait vers un développement des broussailles et un risque de disparition de nombreuses espèces, dont les plus remarquables.

Les enjeux de la gestion

Les moyens mis en ouvre

Un parc de 25 ha a été créé en 1994. Dans la foulée sont arrivés des descendants de l'Auroch, reconstitués génétiquement.

Au fil des années, le pâturage et les bovins se sont adaptés aux conditions de vie pas toujours faciles sur le marais. Ces débroussailleurs à quatre pattes, présents toute l'année dans le parc, ont permis de réduire les nombreuses broussailles du marais. Le pâturage a été possible grâce à l'implication de plusieurs personnes localement : en premier lieu, l'éleveur suisse propriétaire des animaux, qui suit et assure la surveillance du troupeau, un agriculteur de Divonne qui participe très régulièrement aux menus travaux à faire ici et là et un habitant de la commune qui s'est attaché aux animaux en leur apportant du fourrage pendant l'hiver. A l'avenir, il est prévu d'affiner encore le pâturage et son impact en subdivisant le parc pour permettre un pâturage tournant.

En dehors du secteur soumis au pâturage extensif, une partie du marais est géré par la fauche. Et depuis deux ans, le CREN s'est lancé dans la restauration de nouveaux secteurs de marais par du broyage.

Depuis peu, un circuit pédestre, au départ du centre ville, longe le marais et permet de découvrir toutes ses richesses. Celui-ci a vu le jour sous la houlette de la municipalité de Divonne.

A noter : un programme (Interreg) est en cours d'élaboration avec nos voisins suisses des cantons de Genève et de Vaud pour renforcer la notion de réseau de zones humides du bassin transfrontalier de la Versoix et pour définir des méthodes de travail et d'évaluation communes aux deux pays.

Collaborations pour cette gestion avec :

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